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1 oct. 2020

SUR LES RIVES DE CRYSTAL LAKE

 

Ce poème est le deuxième de ma série dédiée aux grandes figures de l’horreur (genre dont je suis très friand), ou je rends hommage ici à la saga “Vendredi 13”, et son personnage phare Jason Voorhees, et fait donc suite à “Un Cri Dans La Nuit”, consacré à Freddy Krueger.

 


Caché derrière l’épais feuillage des arbres le surplombant de toute leur haute majesté

Le lac aux reflets d’argent voyait ses remous à peine chahutés par les cris d’enfants

Venant tout droit des rives du camp de Crystal Lake, où la joie semblait installée

Un instant éphémère qui allait bientôt laisser place à un drame bouleversant

 

La faute à des moniteurs plus préoccupés par leurs amours adolescents et inconscients

Que de ne pas oublier leur surveillance, et causant la noyade d’un esprit simple et innocent

Causant le chagrin d’une mère aimante devant la dépouille inerte de sa chair et son sang

Et provoquant la fermeture de ce qui aurait dû être le havre d’une paix rassurante

 

Des années plus tard, le cadre bucolique fut à nouveau envahi par les bruits et les chants

Crystal Lake ayant rouvert ses portes, laissant de côté un lointain passé de larmes

Pour accueillir de nouveaux visages prêts a surveiller une fougueuse jeunesse en clan

Sans savoir que se cachait dans l’ombre un visage menaçant de brandir les armes

 

Bientôt, la terreur envahit les esprits à l’issue des premières disparitions étranges

Visant les jeunes moniteurs réitérant les erreurs d’antan au sein de leurs bungalows

L’atmosphère se fit pesante d’heures en heures, à la mesure de ces nouvelles vendanges

Quand les corps sans vie s’accumulèrent, oppressant les survivants, mis dos à dos

 

La vérité se fit jour en la personne de la mère impitoyable d’un lourd passé révolu

S’étant juré de venger la mort de son jeune fils, en faisant de ce camp une terre sanglante

Il fallut un courage sans commune mesure pour arrêter ce bras armé sans aucune retenue

Et faire stopper le massacre par l’acier d’une lame aiguisée envers cette vigilante

 

Mais la malédiction ne s’arrêta pas là, parachevant une engeance en formation

Sous la forme de l’enfant noyé revenu du fond des eaux du lac pour prendre la suite

Jason Voorhees allait devenir une légende à part entière, craint et inspirant aversion

Pourchassant sans relâche ceux qui, à ses yeux, représentait des cibles explicites

 

Tous ces fornicateurs responsables de la mort de sa génitrice et aussi de lui-même

Devaient, en son for intérieur, subir la loi de sa machette et de sa force brute sans égal

Son masque de hockey, trouvé au hasard d’une de ses expéditions, devint un emblème

Un symbole de destruction massive, tel la preuve vivante de l’existence du pur mal

 

Sans cesse ressuscité de ses nombreuses évictions, pour continuer ses chasses furieuses

Enchaîné, brûlé, acidifié, poignarde, éviscéré, et même envoyé en enfer et dans l’espace

Il n’a de cesse de poursuivre sa quête sans fin, telle est sa mission besogneuse

Même si sa terre de prédilection reste les rives qui l’ont vu mourir lui et sa carcasse

 

Ceux qui ont eu le malheur de croiser sa route et ont survécu sont rares et marqués

Et ne peuvent voir un match de hockey sans ressentir une certaine appréhension

Entendant presque sa lame fendre l’air dans l’obscurité sans espoir d’y résister

Fermant les yeux et acceptant leur sort face à cette force, presque comme une soumission

 

S’il vous prenait à votre tour de vouloir vous rendre en son territoire aux nombreux cadavres

Pensant que votre courage sera suffisant pour vous mesurer à ce spécialiste du désespoir

N’oubliez pas que d’autres avant vous s’en sont cru capables et n’ont trouvé qu’entrave

Car la mort qui marche ne pourra être arrêtée que par son égal, entre humain et abattoir

 

Publié par Fabs

UN CRI DANS LA NUIT

 

Grand fan de films d'horreur, j'entame, avec ce texte, une série dédiée aux grandes figures de ce genre. Le premier de ce texte est consacré à Freddy Krueger, créé par le réalisateur Wes Craven en 1984, dans le film "Les Griffes de la Nuit", et devenu depuis l'une des figures majeures de l'horreur.

 


Une peur croissante avait commencée à s'installer dans l'esprit du jeune ado

Soucieux dans très nombreuses rumeurs circulant au sein même de son campus

Faisant état de morts mystérieuses, dont de nombreux camarades s'étaient fait l'écho

Toutes concernant des étudiants, tout comme lui, tel un mortel et inquiétant virus

 

Personne n'étant capable de donner ne serait-ce qu'un semblant d'explication

Les autorités de la ville, et les enquêteurs de police chargés de la sordide affaire

Donnant l'impression de vouloir étouffer le tout, en accord direct avec la direction

Moins par compassion pour les victimes, que par souci de déclencher un tonnerre

 

On parlait de griffures étranges, de corps comportant de singulières mutilations

Mais aussi de l'expression de leurs visages, marqués par une très forte terreur

Bien qu'évitant d'en parler à haute voix, pour ne pas subir la moindre sanction

Un groupe se forma bientôt, alarmé par cette situation qui engrangeait  la peur

 

Chacun s'accorda à enquêter, utilisant des moyens de pression sur leurs contacts

Afin de réunir les indices nécessaires permettant de comprendre le curieux fléau

Après avoir pu observer de leurs yeux les corps, et surtout la nature des marques

Ils découvrirent également un fait troublant dont ils n'avaient osé dire un mot

 

Ils faisaient chaque nuit le meme rêve, où apparaissait un homme portant un pull rayé

Le visage émacié, de multiples brûlûres, avec de grandes griffes à la place de ses doigts

Les poursuivant, avec l'intention évidente, à son fourni tableau de chasse, de les ajouter

Chaque nuit passant, il gagnait du terrain, comme s'il contrôlait l'avancée de leurs pas

 

Il devint vite évident pour les nouveaux amis qu'ils tenaient là la clé de cet étrange mystère

Quand ils purent apprendre par la suite, par le biais des proches des adolescents décédés

Que ces derniers également avaient vus en rêve la même silhouette aux mains gantées de fer

Mais aussi et surtout la mine déconcertée de leurs parents, après que tout ceci leur fut expliqué

 

Obligeant leurs propres parents à dire  la vérité sur l'homme mystérieux,  leurs vies étant en jeu

Ils apprirent que ces derniers avaient, dans leur jeunesse, dû faire eux-mêmes acte de justice

Envers un tueur d'enfants sur  Elm Street, Le lynchant et le brûlant, ne restant que les os du feu

Cachant ces derniers à la police, et tous s'accordant au secret de leur fait, en fière et unie milice

 

Alors que d'autres morts s'ajoutèrent bientôt à la très morbide liste du sinistre Freddy Krueger

Le nom du tueur, fruit du viol d'une infirmière par ses patients, en les murs d'un asile d'aliénés

Ils se mirent sur la piste des restes cachés par leurs géniteurs, comme partant pour une guerre

Malgré la fatigue accumulée, refusant tous de dormir, par crainte qu'en rêve, ils soient éliminés

 

Du groupe de vaillants guerriers, il ne resta bientôt plus, comme membre de l'équipée, qu'un rescapé

Les autres ayant finis par succomber à l'envie de dormir, devenant par là-même, la proie du monstre

Luttant pour ne pas finir comme ses amis, il finit par mettre enfin un terme à cette sanglante épopée

En liquéfiant les os, détruisant ainsi l'objet permettant d'achever cette véritable course contre la montre

 

Le cauchemar semblait bel et bien fini, car, par la suite, il ne fut plus annoncé de nouvelles morts

Mais difficile de se sortir totalement indemne, d'un point de vue psychologique, d'un tel combat

Nancy, l'héroïne rescapée, déclarée folle,  se vit finir sa vie entre les mains des psychiatres dès lors

Attendant dans le noir, aux aguets, au cas où l'homme aux griffes reviendrait encore hanter ses nuits

 

 

Publié par Fabs