J’ai longtemps cru que le
mythe du Bag-Noz n’était qu’une faribole de plus dans les racontars qu’on
essaime dans les ports. Des légendes propres à la Bretagne de mes ancêtres, de
mes parents, de mon frère et de ma sœur. Tous des marins aguerris. Tous morts
avec la fierté d’avoir accompli leur tâche au fil des ans, de différentes
manières.
Mon frère fut le dernier
de notre lignée à quitter notre chère terre de Bretagne. Noyé. Une bourrasque
soudaine l’avait emporté le dernier jour de l’année, emportant son corps dans
les flots bardés d’écume au large de l’ile de Sein. Là où notre famille officie
depuis des lustres, valdinguant entre terre et mer, affrontant chaque jour qui
passe les tempêtes de tout ordre. Que ce soient celles déchaînées par les dieux
anciens des océans ; ou bien celles occasionnées par les vicissitudes de
la vie, et ayant tellement contribué au malheur des nôtres.
Tout le monde vous le
dira : le métier de pêcheur ne nourrit plus son homme. Et, malgré cette
évidence qui nous poursuit depuis des années, notre famille a continué contre
vents et marées à perpétuer le souvenir de nos ainés passés. Cela en se battant
contre les flots pour en ramener ne serait-ce qu’une faible pitance, suffisant
tout juste à subvenir à nos besoins, une fois vendue sur les marchés.
Mon père a été tué d’une
gaffe valdinguée par les vents violents d’un coup de tabac, survenu aussi vite
qu’il s’en est allé, une fois accompli l’objectif de sa mission. Six ans plus
tard, ma sœur l’a rejoint. On a retrouvé son corps flottant dans la baie des
trépassés — au nom prédestiné —, à la suite d’une traversée qui aurait dû la
mener sur le continent, afin d’y accomplir des études que jamais elle ne
suivrait.
Personne sur le bateau où
elle se trouvait n’a été en mesure de dire comment elle était passée par-dessus
bord. Mais moi, je le sais. Et ma mère l’a très bien comprise également, quand nos voisins sont venus lui annoncer la triste nouvelle. Notre famille
n’était pas exempte de reproches. Pour parvenir à survivre, nous avons
quelquefois dû enfreindre nombre de règles d’or de la marine. Des règles
passibles de sanctions exemplaires par les entités chargées de veiller au grain
sur les activités des résidents de l’ile de Sein. Nous le savions, mais nous
n’avions pas le choix.
Je ne vous énumérerais
pas la liste complète de nos pêchés en ce sens. Sachez seulement que cela
inclue des tricheries sur la qualité des produits vendus, pas toujours
conservés selon les normes en vigueur ; ou encore des prix relativement
plus élevés que la normale pour des pêches somme toute très banales. Sans la
moindre once de particularité de goût pouvant justifier de cet excédent d’une
supposée haute valeur.
Notre famille a payé le
prix fort de ces traitrises auprès des dieux anciens de l'océan. Ma mère, pour
sa part, fut fauchée par une chute de tuiles de notre toit pourri par les ans.
Son crâne n’a pas résisté à la violence du choc. Avec le décès de mon frère, je
me suis retrouvé seul à joindre les deux bouts pour continuer de faire exister
l’entreprise familiale, qui n’avait plus de prestige que l’amer passé de sa
gloire d’antan.
Lors d’une sortie en mer de dernière chance — pour
sauver ce qui restait des apparences, et ainsi éviter la banqueroute qui menaçait les
nôtres depuis bien des années —, j’ai pu constater la vérité derrière les
légendes. Le Bag-Noz existe bel et bien. Je suis persuadé que les autres
membres de ma famille ont été témoins de la lanterne du batelier dirigeant la
morbide barque, juste avant leur trépas. Ils ont été avertis de leur mort à
venir par la vision du visage émacié de ce cousin de l’Ankou venu chercher leur
âme perdue, à cause de leurs fautes trop nombreuses.
Il devait être deux
heures du matin quand il est venu à moi, naviguant sur les flots noirâtres
autour de mon frêle esquif, parvenant encore à affronter les vagues par je ne
sais quel miracle. Le batelier n’était pas seul : derrière lui, plusieurs
autres âmes attendaient que leur hôte daigne les rapatrier vers leur dernière
demeure, au-delà de la ligne d’horizon. Des âmes sans doute récupérées à
travers les ports de Bretagne, toutes aussi fautives que moi et ma famille aux
yeux des divinités régissant les lois de la mer.
J’ai très bien reconnu le visage de celui qui
les menait à leur destin peu enviable. Mon frère. On dit que le batelier du
Bag-Noz est remplacé chaque an par le dernier noyé de l’année. Au même titre
que l’Ankou sur terre. Mon frère ne souriait pas. Il n’affichait plus l’air
faussement enjoué qu’il avait eu tant l’habitude d’arborer en ma présence. Une
manière pour lui de ne pas m’inquiéter de notre avenir incertain. Jusqu’à ce
qu’il m’ait laissé seul — avec des dettes insurmontables, s’allongeant de mois
en mois —, et un chagrin tout aussi rempli de larmes et de regrets.
Il se tuait à la tâche
chaque jour pour nous permettre de survivre, m’empêchant de le suivre dans ses
équipées risquées pendant des traversées houleuses et pleines de danger. En
pleine nuit. J’aurais tant voulu le seconder durant ces voyages en mer. Tant
voulu veiller sur lui comme il l’avait fait pour moi après le décès de notre
mère. Il voulait que je suive mes rêves de dessinateur doué. Enfin, ça c’est
lui qui me faisait part de ces louanges. Je n’aurais jamais le luxe de savoir
s’il disait ça juste pour effacer mes doutes de voir venir un destin rutilant.
Il affirmait que je
savais manier le crayon et le pinceau comme l’orfèvre s’emploie à faire naître
le plus parfait des bijoux. Que je pouvais assembler des couleurs comme l’on
assemble d’une main de maître les différentes pièces d’un bateau. Il aurait
tant voulu que je quitte l’ile de Sein et que je suive une voie différente que
celle du reste de notre famille. Il me manquait tant.
J’ai choisi de renoncer aux rêves qu’il avait
pour moi en continuant le métier de marin. Je pense que c’était plus par
reconnaissance de tout ce que ma famille avait subie que par réel entrain à
naviguer. Contrairement à mes géniteurs, mon frère et ma sœur, je n’ai jamais
vraiment montré une prédisposition au métier de marin. Je préférais dessiner ce
que je voyais à travers la fenêtre de ma chambre, jour après jour. Comme le port, les
bateaux, la mer et le soleil couchant se déversant dans ses flots.
J’ai cru aux mensonges de
mon frère qui me disait que je deviendrais quelqu’un sur le continent, quand le
temps serait venu. Je sais aussi qu’il avait ouvert un compte en secret où il
versait régulièrement — chaque mois qui passait —, un pécule destiné à ce que
je change ma vie. Loin d’ici. Loin de cette île qui avait détruit tous les
espoirs de notre famille. J’ai découvert l’existence de cet argent après ses funérailles. Après ce qui restait de mes espoirs d’aller ailleurs. Là où j’aurais
pu assouvir ma passion de dessiner, de ma passion de décrire par de jolis mots
les paysages que je remplissais de couleurs vives sur les feuilles de mon
carnet. Un carnet que ma mère m’avait offert à mon 16ème
anniversaire. Elle aussi comptait sur le fait que je puisse échapper un jour à
la malédiction de notre clan maudit par les dieux.
Mais on ne change pas
impunément les plans des divinités exerçant sur le territoire de Bretagne aussi
facilement. Mû par un besoin incontrôlé de suivre la voie de mes pairs — en
renonçant à tout le reste —, j’ai trahi les efforts accomplis par mon frère
pour me construire un avenir plus pragmatique. Et —tout comme lui en avait été
l’objet —, la fatalité m’a rattrapé.
Mon frère me regardait.
Bien qu’il n’affichât pas d’expression humaine, je devinais une forme de
tristesse dans son regard. Il n’avait pas de larmes, mais je sentais qu’il
souffrait de me savoir là, à l’exact opposé de l’endroit qu’il avait désiré
pour moi. Tout comme ma mère avant lui. Il a alors tendu l’un de ses bras,
pointant le bastingage du bateau familial. Je n’ai pas compris sur le coup ce
qu’il désignait. Je n’ai pas compris le sens de sa mise en garde. Avec le
recul, je me dis aujourd’hui qu’il a sans doute cherché à aller à l’encontre de
son rôle, en me prévenant de ma chute future.
Oui, maintenant que je
réside sur une autre île — invisible à tout être vivant, là où je partage un
quotidien fait d’attentes vers un voyage définitif qui emmènera mon âme loin de
ce monde —, je suis sûr de ce fait. Mon frère a bravé l’interdit en tentant de
me sauver. Il a risqué d’endurer de nouvelles souffrances de la part des
entités l’employant. Ceci pour qu’il réside une chance pour moi de m’en
sortir, malgré le funeste sort qui m’attendait.
Au lieu de ça,
inconscient que j’étais alors de ce qu’il était devenu — un psychopompe chargé
de m’escorter vers la mythique cité d’Ys, la ville légendaire bien loin d’être
ce que les écrits en désignent —, je n’ai pas prêté garde et je me suis avancé.
J’ai posé la main sur le bastingage en bois de la proue du bateau. A peine
avais-je entendu les craquelures de ce dernier se transformer en débris — causant
un fracas à peine voilé par les vents d’iode parcourant les contours du navire
—, que je tombais dans les eaux glacées. Mon frère a observé la scène avec
dépit. Je devinais que, bien qu’il n’en transparût rien sur son visage blême et
vide d’émotion, il enrageait de n’avoir pu changer quoi que ce soit sur mon
destin. Il s’était montré incapable de me sauver.
Nonchalamment, il a
baissé le bras levé l’instant d’avant — comme un signe de résignation —, et m’a
observé me débattre en vain dans les flots gelant peu à peu mon corps. J’ai
tenté de rejoindre mon bateau. Mais celui-ci dériva vers le large, alors que
l’ancre avait été plongée vers le fond de mer — où j’étais sûr qu’elle s’y
était encastrée solidement —, quelques instants avant la venue du Bag-Noz et
ses occupants singuliers.
Regardant mon frère qui
attendait l’issue de mon trépas à venir, j’ai voulu m’engager à accomplir un
dernier effort que je savais pourtant à mille lieux de mes capacités physiques.
J’ai nagé, nagé, nagé… Espérant rejoindre le port à force d’efforts, malgré le
froid qui engourdissait mes muscles l’un après l’autre. Et puis, mes gestes se
sont arrêtés. Mes bras et mes jambes ne bougeaient plus. Mon corps s’enfonçait
dans les eaux sombres de la mer de Bretagne, sans que je n’y puisse rien faire.
C’était la fin.
Après ça, je me souviens
seulement m’être retrouvé dans l’embarcation que représentait le Bag-Noz, aux côtés
des autres âmes ayant été recueillies avant moi. Elles étaient silencieuses, ne
faisant que fixer l’horizon vers lequel mon frère nous emmenait tous. Vers
notre prochaine étape : la cité d’Ys.
Certaines légendes
disaient que cette ville était entourée par la mer, semblant régner sur un
piédestal fait de récifs constituant ses flancs. Ceux-là mêmes conçus pour
affronter les ressacs des vagues déferlant de toute part. Ys est née de la
démesure des hommes : un affront commis par eux pour défier les divinités
de la mer. Comme pour indiquer qu’elles ne pourraient pas empêcher l’homme de
maîtriser l’océan et s’en emparer.
Leur punition a été à la
hauteur de leur arrogance. Au départ attachée au continent par une large route
érigée par ses architectes, elle a vu les flots creuser un à un chaque monceau
de pierre lui permettant de conserver un lien avec la terre des hommes. Jusqu’à
être coupée de tout et être condamnée à errer sans fin vers le large. Loin du
prestige que ses dirigeants avaient constitués au fil des ans.
On dit qu’Ys a fini par
cesser son équipée en mer le jour où l’ensemble de ses habitants furent
tous rongés de l'intérieur par leur situation. Psychologiquement parlant, j'entends. Les uns ont tentés de se jeter dans
la mer, ne faisant que se fracasser sur les récifs, car renvoyés vers eux par
des vents malins et capricieux. Les autres se sont entretués, dévastés par la
folie de leur isolement. D’autres sordides récits parlent d’horreurs s’étant
déroulées à l’initiative d’hommes et de femmes en proie à une déshumanisation
totale. De sombres histoires de rituels implorant le pardon des divinités de la
mer, de sacrifices sanglants ou autres actes monstrueux à base de cannibalisme.
Mais dans les faits, personne ne sait très bien ce qui s’est réellement passé.
Et personne ne peut attester de la véritable existence de la cité d’Ys.
Officiellement, ce n’est
qu’une légende : il n’y a aucune trace d’elle dans un registre des côtes
de Bretagne, de quelque époque que ce soit. Aussi éloignée soit-elle. Et
pourtant, je peux affirmer qu’elle existe bel et bien. A la différence que les
horribles carnages y étant associés — commis dans l’intention de calmer le
courroux des dieux de l’océan —, ne sont sans doute dus qu’à l’imagination
débordante de conteurs désireux d’apporter leur touche à un récit de base trop
sage à leur goût.
Toujours est-il que j’ai
été débarqué sur l’île constituant la cité d’Ys peu de temps après que mon âme
a été récoltée par mon frère, le batelier du Bag-Noz. Mais était-ce mon âme ou
bien mon véritable corps, celui-ci ayant évolué en quelque chose que je ne
saurais définir précisément ? Impossible de le savoir. Je n’ai jamais eu
le loisir de vérifier si ma carcasse gît quelque part au fond de la mer, ou si
elle a échoué sur les rives de l’île de Sein. Là où les marins constateraient
que le dernier membre des Kerdirac a fini par succomber à sa malédiction, à son
tour. Que ce corps soit le mien ou bien un subterfuge créé de toutes pièces par
les divinités contrôlant le batelier du Bag-Noz. Une manière de permettre — malgré
tout —, qu’une représentation de mon enveloppe charnelle puisse bénéficier des
derniers sacrements par les marins de Sein, je suppose.
J’ai conservé l’aptitude
d’écrire, de parler, de bouger. Mais peut-être n’est-ce qu’un leurre ? Une
façon sadique de me faire croire à la continuité de ma vie, destiné à me faire
confesser les pêchés de ma famille ? Si tel est bien l’objectif de ceux derrière
tout le malheur subi par les miens depuis toutes ces années. En un sens, je me
sens plus serein aujourd’hui : je n’ai plus à me demander si j’ai bien
fait de renoncer à voir les espoirs entretenus par mon frère me concernant
devenir réalité. Je n’ai plus à me demander si je ne regretterais pas un jour
d’avoir utilisé l’argent mis de côté par mon frère — à mon intention —, pour
autre chose que ce à quoi il le destinait. Je n’ai plus aucune question à me
poser. Juste à attendre la suite des évènements.
A l’heure actuelle, j’en suis
surtout à me poser la question si cette lettre écrite — sans trop savoir
pourquoi —, sera lue un jour. Ce récit inscrit sur un parchemin fait
d’une étrange matière, à mi-chemin entre le papier, le tissu et une sorte de
fine fibre métallique. Ecrire cette lettre aura sans doute été une façon pour
moi de me rassurer. Un moyen psychique pour me prouver que tout ce que j’ai
vécu n’a pas été un songe. Une rêverie orchestrée par les nouveaux dirigeants
de la cité d’Ys.
J’ai eu l’occasion de les
croiser. Un monarque et son épouse tout droit sortis de récits médiévaux,
habillés de toges ressemblant à celles des druides celtes d’antan. Il y avait
d’autres personnes chargées d’accueillir les nouveaux arrivants dont je faisais
partie. Eux portaient des tenues différentes, plus proches des pages. Vous
savez, ces jeunes garçons issus de la noblesse servant un seigneur, une dame ou
un chevalier, dans le but de parfaire son éducation. Que ce soit pour
développer des aptitudes militaires et le respect des conventions et normes
propres à leur rang.
J’ai eu clairement
l’impression d’avoir été transporté à une autre époque, échappant à tout sens
logique et scientifique. Mais peut-être est-ce le cas ? Ys se trouve sans
doute être l’équivalent de l’île d’Avalon des récits arthuriens : celle
réservée aux héros. A la différence qu’ici n’atterrissent que les parvenus, les
hérétiques, les calomniateurs… celles et ceux s’étant rendus coupables de
parjures envers les dieux anciens ou d’autres pêchés tout aussi inqualifiables
aux yeux des vrais maîtres de cette île. Celle cachée dans une dimension
uniquement accessible au Bag-Noz, son batelier, et les âmes que ce dernier y
transporte.
J’ai fourré cette lettre
dans une sorte d’amphore creuse, ressemblant à celles employées durant l’époque
celtique — là encore —, et je l’ai lancée à la mer. Je ne sais pas si elle
parviendra quelque part. Sans doute pas. Je doute fortement que son voyage
parvienne à briser les barrières séparant notre monde de la cité d’Ys.
Néanmoins, l’écriture de mon histoire m’aura permis de mieux accepter ma
condition. Quelle que soit la nature me définissant désormais.
J’ai revu mon frère
durant le reste de l’année. Puis, il a été remplacé par un autre batelier. Je
ne sais pas ce qu’il est devenu. Sans doute, sa mission accomplie, a-t-il eu l’autorisation
de rejoindre l’endroit lui étant destiné au départ. Les limbes ou je ne
sais quoi d’autre. Une nouvelle étape de son périple d’après mort, avant qu’il
soit redirigé vers une succursale proche de l’enfer. Car oui, au vu des fautes
de ma famille — ainsi que celles de toutes les personnes présentes à Ys, pour
avoir discuté avec les plus loquaces d’entre elles —, il est évident que le
paradis n’est pas prévu pour nous qui résidons ici désormais. Si tant est que
ce lieu puisse exister. Mais, avec l’existence d’Ys, du Bag-Noz et du reste, je
suis même enclin à croire à la réalité de créatures comme les marie-morgane.
Les sirènes bretonnes.
Voilà mon histoire. Si
vous la lisez aujourd’hui, si mon récit est parvenu jusque dans notre monde — par
je ne sais quel miracle voulu par les entités à l’œuvre dans mon épopée —, vous
êtes libre de croire ce que vous voulez sur ce que j’y ai décrit. Je ne
rejoindrais plus la terre des hommes maintenant, de toute façon. Donc, que l’on
prenne pour un fou l’auteur des lignes entre vos mains, ça n’a plus la moindre
importance.
Mais sachez cependant une
chose : Si un jour, vous croisez le Bag-Noz et son batelier, c’est parce
que le jour de votre fin vient d’arriver. Ne cherchez pas à fuir : c’est
inutile. Vous devez juste accepter votre sort et attendre de mettre un pied
dans cette barque de la mort. Et qui sait ? Peut-être que — ce jour-là —,
vous aurez la chance de me rencontrer ? Vous aurez ainsi la preuve que ce
que vous avez lu décrivait une réalité que personne n’ose imaginer. Même en
Bretagne. Cette région de la France où les légendes prennent vie…
.jpg)
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire